au plus fort de la conscience
la mémoire chancelle
dans sa nuit desenchantée
rejette les moules inconfortables
les remue désordres
devant ce phare
comme un declic de soi
naguère dans l'ombre
rebelle
le miroir se pardonne
NUIT EN MÉMOIRE
Quand il fait trop nuit
un nouveau regard
vient border mes rêves
abandonnés sur le rivage
qu'un simple désir
vient consteller
mémoire de la main
qui effleure la mémoire
mémoire des yeux
qui arpente la nuit
mémoire de la nuit
qui parfume l'ennui
une flamme ardente
vient chanter sous ma lampe
des airs sauvages
accompagne mes petites ronflettes hallucinées
Huguette
Bertrand
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