OUEST
NEGOMBO - COLOMBO

16mai
Une petite escale à Paris, juste assez longue pour bien sentir cette nuit de veille et reprendre le vol sur Sri Lankan Airlines, de quoi être fripée dans tous les sens par ses onze heures sans escale. Super bien équipés ces avions: des écrans à chaque siège  avec  un choix personnel de films et à la fine pointe de la  techno avec sa caméra sous  le ventre, ce qui nous permet de  suivre la course au sol, l'envol  ainsi que le trajet et l'atterrissage.

17 mai
Une fois le rituel des douanes passé, mon premier bain  dans une jungle de vautours. Ils sont tous là à lorgner mes bagages et en deux temps un mouvement me voilà dans un taxi, destination hôtel inconnu. Au réveil je reprends ma vie en main et je déménage dans un hôtel sur le bord de la mer à Negombo. Une mer déchaînée qui me donne à défaut d'un bain de mer, un bain d'humidité et de chaleur collante.

 

18 mai
C'est jour de marché à Negumbo et aussi jour des arnaqueurs.
 




Il vient vers nous, se présente comme le cuisinier de l'hôtel et s'offre à nous faire visiter Negumbo, on marche tant et tant et aussi dans sa combine jusqu'à lui offrir le lait pour l'enfant mais là s'arrête notre naïveté. Heureusement dans ce pays, les tuk-tuk sont omniprésents et nous rentrons bien à l'abri à l'hôtel. Longue marche sur la grève tout en observant les  promeneurs du dimanche.


19 mai
Petit détour par Colombo, la ville, la vraie ville avec ses quartiers d'une beauté douteuse. Un autre bain, de foule cette fois-ci et les odeurs d'une ville trop ensoleillée. Bien sûr, il y a la ville moderne, trop moderne avec ses magasins à rayons. Mais cette visite est aussi et surtout une visite d'affaires. Un petit détour au département des visas car je dois  prolonger le mien. Ce qui me donne à voir l'efficacité des fonctionnaires. Ici ce n'est pas le nombre des travailleurs qui fait défaut mais bien leur efficacité. Le spectacle vaut le déplacement : ça rigole, lit le journal, boit du café  pendant que mon papier attend une simple signature mais il me faudra attendre trois heures. Ils ont le sens de la vie et le secret du travail sans stress. Je n'avais pas encore compris que dans ce pays pour survivre, il faut vivre au ralenti  au risque de se noyer dans sa sueur.

20 mai
Nous avons notre billet de train en main pour un long périple vers le sud mais le gérant de l'hôtel nous apprend qu'il y a des inondations et même des routes emportées par la crue des eaux. Nous devons donc repenser notre mouvance et la journée servira à regarder ces bateaux de pêche qu'aucune mer ne sait retenir sur la grève. Et qu'est-ce qu'il y a au menu du soir ? Rice and Curry.


 

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