18 mai
C'est jour de marché à Negumbo et aussi jour des arnaqueurs.
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Il vient vers nous, se présente
comme le cuisinier de l'hôtel et s'offre à nous faire visiter
Negumbo, on marche tant et tant et aussi dans sa combine jusqu'à
lui offrir le lait pour l'enfant mais là s'arrête notre naïveté.
Heureusement dans ce pays, les tuk-tuk sont omniprésents et nous
rentrons bien à l'abri à l'hôtel. Longue marche
sur la grève tout en observant les promeneurs du dimanche.
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19 mai
Petit détour par Colombo, la ville, la vraie ville avec ses quartiers
d'une beauté douteuse. Un autre bain, de foule cette fois-ci et
les odeurs d'une ville trop ensoleillée. Bien sûr, il y a
la ville moderne, trop moderne avec ses magasins à rayons. Mais cette
visite est aussi et surtout une visite d'affaires. Un petit détour
au département des visas car je dois prolonger le mien. Ce
qui me donne à voir l'efficacité des fonctionnaires. Ici ce
n'est pas le nombre des travailleurs qui fait défaut mais bien leur
efficacité. Le spectacle vaut le déplacement : ça rigole,
lit le journal, boit du café pendant que mon papier attend une
simple signature mais il me faudra attendre trois heures. Ils ont le sens
de la vie et le secret du travail sans stress. Je n'avais pas encore compris
que dans ce pays pour survivre, il faut vivre au ralenti au risque
de se noyer dans sa sueur.
20 mai
Nous avons notre billet de train en main pour un long périple
vers le sud mais le gérant de l'hôtel nous apprend qu'il y
a des inondations et même des routes emportées par la crue
des eaux. Nous devons donc repenser notre mouvance et la journée
servira à regarder ces bateaux de pêche qu'aucune mer ne sait
retenir sur la grève. Et qu'est-ce qu'il y a au menu du soir ? Rice
and Curry.