| Rapport d'activités
2000-2001 |
![]() |
| Rouyn-Noranda, le 15 juin 2001 | Retour à la page d'accueil |
1. Présentation
2. Mandat de l'organisme
3. Mission
4. L’équipe
5. Ce qui a
marqué l’année 2000-2001
5.1 Aide et accompagnement6. Différents dossiers
5.2 Demande financière
5.3 Appropriation du pouvoir
6.1 Garde en établissement7. Activités de concertation
6.2 Gestion autonome de la médication
6.3 Contention et isolement
6.4 Les services de santé mentale à Val d’Or
1. Présentation
retour au début
Le mandat d'aide et d'accompagnement qui est confié au RAIDDAT par le Ministère de la santé et des services sociaux vise à informer et à soutenir la personne dans ses démarches. C'est un mécanisme qui assure l'accès aux recours existants. Il comporte cinq volets.
L'aide consiste à informer, préparer et entraîner la personne pour qu'elle puisse accomplir elle-même les démarches requises par la situation.
L'accompagnement consiste à être présent avec la personne et l'assister dans toute démarche visant l'expression d'une requête ou l'utilisation d'un recours.
L'intervention pro-active consiste à intervenir, de manière exceptionnelle, à la place de la personne lorsque celle-ci ne dispose pas des moyens nécessaires pour solliciter une aide.
L'action collective, c'est l'intervention faite au bénéfice d'un groupe de personnes ou d'individus isolés dont les problèmes sont de même nature.
L'action systémique questionne le milieu d'intervention dans ses façons de faire en mettant en cause le bien-fondé ou l'application d'un règlement ou d'une politique ou encore l'organisation des services d'une région.
La démarche d'aide et d'accompagnement doit assurer que l'ensemble des citoyens et citoyennes bénéficient d'un même respect et d'un accès égal aux recours.
Le RAIDDAT s'est donné pour mission de promouvoir le respect et la protection des droits dans tous les secteurs où les personnes peuvent être affectées. Cette mission doit rallier les membres, le personnel et les collaborateurs du RAIDDAT pour que l'organisme soit porteur d'un message clair : toute personne doit être traitée avec équité, respect et considération, peu importe sa situation, son rang social ou son état psychologique.
Le travail quotidien au sein de l’association est l’œuvre d’une équipe restreinte, composée de quelques personnes qu’il est important de nommer. Il y a d’abord Lucie Simard, à l’accueil et à l’accompagnement des personnes. Lucie est celle qui apporte une première réponse à la plupart des demandes téléphoniques ainsi qu’aux personnes qui se présentent au local. Elle s’occupe aussi de l’administration courante et du secrétariat, elle travaille actuellement à raison de 20hrs/semaine. Des personnes bénévoles apportent aussi une aide occasionnelle. Prenons l’exemple de Lyne Roberge, qui donne souvent de son temps et ne ménage pas les efforts pour nous assister ou pour nous remplacer au besoin. De plus, il faut remercier plus spécialement les membres du conseil d’administration qui, chacun-chacune selon ses disponibilités, garde contact avec l’équipe de travail entre les assemblées. Certains, comme Ginette Mongeon, de Senneterre, sont venus passer du temps au local pour mieux s’informer et mieux participer aux débats sur les grandes questions qui nous préoccupent.
5.1 Aide et accompagnement
retour au début
Cette année a aussi été marquée par une augmentation des cas d’aide et d’accompagnement individuels, à l’échelle régionale. En effet, nous avons accueilli, aidé et accordé un suivi à plus de 104 demandes, dont 60 femmes et 44 hommes. Vous trouverez en annexe des tableaux décrivant les détails de la répartition de ces demandes. Formellement, nous ne faisons pas d’accompagnement sur place en dehors de la MRC de Rouyn-Noranda. Toutefois, nous faisons des exceptions quand nous évaluons que la question est particulièrement importante sur le plan systémique et quand nos ressources le permettent. L’augmentation de cette année est surtout attribuable au fait que, en plus de ses tâches habituelles, Lucie a piloté elle-même plusieurs dossiers de défense des droits, même si nous n’avons pas les ressources financières suffisantes pour l’embaucher comme conseillère en défense des droits.
5.2 demande financière
retour au début
Nous avons adressé une demande complète, précise et détaillée de consolidation financière à la Régie régionale le 4 janvier 2001. Nous avons besoin d’un montant de base de $150,844.00 pour accomplir notre mission à l’échelle régionale. Nous espérons encore un ajustement de nos budgets d’opérations en fonction de la mission régionale de l’organisme. Vous trouverez en annexe une prévision de dépenses basée sur les besoins réels de l’organisme, qui a été présentée aux fins de la demande de subvention.
5.3 Appropriation du pouvoir
retour au début
Le RAIDDAT, par l’exercice de son mandat d’action systémique a travaillé au renforcement de l’appropriation du pouvoir chez les personnes. La mobilisation de personnes utilisatrices de services à diverses instances, groupes de travail, Table de concertations, activités régionales (ex : Forum en santé mentale) ou provinciales, c’en est un exemple. Nous avons organisé et soutenu la participation des personnes lors de différents événements marquants : congrès de l’AGIDD-SMQ, l’AQRP, l’association québécoise de réadaptation psychosociale, la journée nationale Femmes et santé mentale. Le travail important à faire consiste à animer en région des activités d’échange et d’approfondissement de ces questions pour que les personnes prennent la parole avec assurance dans leur milieu.
Ce qui caractérise la présente année, c’est
le fait que nos actions semblent avoir porté fruit pour sensibiliser
des nouvelles personnes à leurs capacités de s’impliquer
dans la cause de la protection et de la défense des droits en santé
mentale.
Après trois ans, la garde en établissement et son application dans la région continuent d’être une préoccupation. Nous avons entrepris d’étudier plus à fond cette question en lien avec une opération menée dans les autres régions du Québec. Nous avons interrogé des personnes ayant vécu la situation, nous avons aussi examiné auprès des tribunaux quelles étaient les conditions de respect des droits des personnes amenées à l’hôpital sans leur consentement. Nous avons sensibilisé la magistrature. Nous avons aussi accompagné des personnes dans des recours devant les tribunaux. On peut affirmer que l’accès à une défense pleine et entière reste encore ardu en Abitibi-Témiscamingue, comme ailleurs au Québec.
6.2 Gestion autonome
de la médication
retour au début
Nous avons conseillé et assisté des personnes individuellement
dans leurs efforts de reprendre leur pouvoir de décision sur la
médication qu’elles prennent. Nous avons observé que beaucoup
reste à faire pour que les gens soient bien informés et capables
de négocier efficacement leurs traitements. Nous avons obtenu la
collaboration de certains intervenants pour assister des personnes dans
leur objectif de réduire leurs médicaments à la plus
petite dose nécessaire et retrouver leurs capacités à
vivre une vie normale pour eux. Nous avons noté l’importance d’une
collaboration très étroite des personnes aidantes à
cet objectif sinon tout est à recommencer. À partir de cette
année, il sera possible d’organiser des formations sur cette question.
Ce dossier revient encore cette année. Nous l’avons traité
par l’accompagnement de plainte, un moyen qui s’avère limité
en termes de résultats. Comme le Ministère de la santé
et des services sociaux adoptera sous peu des orientations précises
sur cette question, nous aurons bientôt des critère plus précis
pour engager un dialogue avec les établissements.
6.4
Les services de santé mentale à Val d’Or
retour au début ![]()
Un kiosque d’information au public a été tenu au Salon du Rotary d’Amos en juillet 2000, où les citoyens ont été sensibilisés à la mission du RAIDDAT par un contact direct avec la personne responsable. Merci à Marc Bouchard pour sa présence au kiosque à cette occasion. Également, mentionnons que dès février 2001, nous avons fait des démarches pour l’obtention d’un kiosque au Salon du Livre de l’Abitibi-Témiscamingue.
Soulignons que ces activités permettent de distribuer des
dépliants de mains à mains à plusieurs centaines de
personne. Ça favorise aussi un contact direct de notre équipe
avec la population.
Rédaction: Jean-Luc Pinard, coordonnateur
Modifié et adopté par le conseil d'administration,
adopté par l'assemblée générale,
à Rouyn-Noranda, le 15 juin 2001