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Rapport
d'activités
2002-2003 |
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Rouyn-Noranda,
le
9 octobre 2003
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Table
des matières
1Présentation
2Mandat
de l'organisme
3Mission
4 L’équipe
5
L’année 2002-2003
Le
mandat d'aide et d'accompagnement qui est confié au RAIDDAT par
le Ministère de la santé et des services sociaux vise
à
informer et à soutenir la personne dans ses démarches.
C'est
un mécanisme qui assure l'accès aux recours existants. Il
comporte cinq volets.
L'aide
consiste à informer, préparer et entraîner la
personne
pour qu'elle puisse accomplir elle-même les démarches
requises
par la situation.
L'accompagnement
consiste à être présent avec la personne et
l'assister
dans toute démarche visant l'expression d'une requête ou
l'utilisation
d'un recours.
L'intervention
pro-active consiste à intervenir, de
manière
exceptionnelle, à la place de la personne lorsque celle-ci ne
dispose
pas des moyens nécessaires pour solliciter une aide.
L'action
collective, c'est l'intervention faite au
bénéfice
d'un groupe de personnes ou d'individus isolés dont les
problèmes
sont de même nature.
L'action
systémique questionne le milieu
d'intervention
dans ses façons de faire en mettant en cause le
bien-fondé
ou l'application d'un règlement ou d'une politique ou encore
l'organisation
des services d'une région.
La
démarche d'aide et d'accompagnement doit assurer que l'ensemble
des citoyens et citoyennes bénéficient d'un même
respect
et d'un accès égal aux recours.
De
plus, un aspect important de la mission du RAIDDAT est de favoriser la
participation des personnes à tous les niveaux des structures de
consultation, de décision et d’évaluation des services
dont
elles sont les utilisatrices.
Le travail quotidien accompli au
RAIDDAT
relève d’une équipe d’employés et de
bénévoles
qui acquièrent davantage d’expérience au fil des
années.Cette
année, les tâches de madame Lucie Simard ont
été
reconnues à titre de conseillère en défense des
droits.Lucie
est encore celle qui apporte une première réponse
à
la plupart des demandes téléphoniques ainsi qu’aux
personnes
qui se présentent au local.Elle s’occupe encore de
l’administration
courante, elle fait moins de secrétariat, elle travaille
à
raison d'un minimum de 20hrs/semaine.Il faut souligner la participation
des personnes qui contribuent, à titre de
bénévoles
à aider à la réception, à l'accueil et aux
tâches courantes de l'organisme.Merci à toutes les
personnes
qui ont donné de leur temps au personnel tout au long de
l'année.
L’année 2002-2003 a
été
marquée par une hausse des activités de défense
des
droits individuelles ainsi qu’une précarité
financière
de l’organisme.Des efforts particuliers ont été mis pour
négocier le financement de l’organisme au MSSS, de concert avec
l’AGIDD-SMQ.
Vers la
fin de l’année financière, l’organisme s’est
retrouvé
en déficit et dans une inquiétante incertitude quant
à
son financement à venir.Nous avons donc connu une période
de ralentissement pour toute activité nécessitant une
dépense
additionnelle.
Suite
à
un changement dans le rattachement administratif du RAIDDAT, suite
aussi
au changement de gouvernement aux dernières élections,
nous
avons vécu une période de transition et d’incertitude
importante.
En juin
2003, l’organisme a pu reprendre le rythme de ses activités,
alors
que le premier versement de la subvention est rentré
après
plus de deux mois d’attente.
Depuis
mai 2002, nous participons et soutenons la démarche
initiée
par la Régie régionale pour l’élaboration d’un
cadre
de référence sur l’appropriation du pouvoir des personnes
qui utilisent des services en santé mentale.Ce
dossier avance bien et devrait voir son aboutissement dans les
prochains
mois.
Nous
avons dû réduire un certain nombre d’activités,
incluant
les activités de concertation.Nous avons
participé
activement à l’organisation du Forum régional en
santé
mentale. Nous avons participé à des Tables de partenaires
en santé mentale à Ville-Marie, La Sarre et Rouyn-Noranda
ainsi qu’à l’échelle régionale.L’accent
a été mis sur la concertation provinciale, qui rejoint
davantage
la mission de l’organisme.Les activités
provinciales
comportent des mesures avantageuses d’assistance financière pour
la participation de nos membres.
Formation
du personnel et des administrateurs
En
novembre 2002, le conseil d’administration et le personnel ont eu
l’occasion
de participer à une formation de deux jours sur les pratiques en
défense des droits et la vie associative ainsi que d’une
journée
sur la contention et l’isolement.Fort
appréciée,
cette session s’ajoute aux autres formations qui,chaque
année, sont offertes par l’AGGIDD-SMQ à ses
groupes-membres.
On
se doit de remercier chaleureusement le conseil d’administration et
l’équipe
du groupe Solidarité Régionale d’aide et d’Accompagnement
pour la défense des droits en santé mentale
Centre-du-Québec/Mauricie,
qui a mené à bien cette formation fort
appréciée.
Le
RAIDDAT profite d’événement tels le Salon du Livre de
l’Abitibi-Témiscamingue
et la semaine de la vente-trottoir à Rouyn-Noranda pour sortir
de
ses locaux, rencontrer le monde et distribuer de l’information.Nous
l’avons fait à Ville-Marie en mai 2001, et dans la rue en
juillet
2002.L’expérience du Salon du Livre n'a
pas
été répétée cette année en
raison
de contraintes budgétaires.
Lorsque
nous le pouvons, nous visitons aussi des organismes communautaires pour
informer leurs membres et être sensibilisés par leur
vécu
et leurs questions.Nous entretenons aussi des
liens
de collaboration avec les établissements hospitaliers qui
apprécient
mieux connaître les approches et l’expertise de l’organisme.
Nous
avons fait l’expérience de rencontrer plus de 200 jeunes du
troisième
niveau du secondaire à Rouyn-Noranda pour une quatrième
année
consécutive.À partir du visionnement d’un vidéo,
nous
engageons avec eux un échange sur la santé mentale et la
protection des droits.Nous recevons des commentaires positifs qui nous
incitent à répéter cette activité à
chaque année.
Nous
recevons en moyenne entre dix et quinze demandes par semaine, de
personnes
qui ont besoin d’aide ou d’information pour la défense de leurs
droits, ce qui représente plus de 500 demandes par année.Durant
certaines périodes, on est extrêmement occupés,
alors
qu’à d’autres moments, la demande est moins forte.On
peut dire que l’été 2002 a été très
mouvementé, alors que l’été 2003 fut plus
tranquille.Nous
ne tenons aucun dossier d’usager et l’ensemble du travail ponctuel ne
laisse
aucun fichier dans les filières de l’organisme.Cette
pratique a pour but d’assurer la confidentialité à toute
personne, peu importe sa condition ou son statut, qui fait appel
à
l’organisme.
Un
grand nombre des demandes feront l’objet d’un échange
d’information
ou encore d’une intervention ponctuelle via un appel-conférence
avec la personne-ressource appropriée, pour obtenir satisfaction.
Pour
certains, cependant, il est nécessaire d’aller plus loin et
d’aider
la personne à exercer un recours ou encore à bien faire
valoir
ses droits dans une situation donnée.C’est
ce que nous appelons un suivi ou un accompagnement.Lorsque
ça n’implique pas un déplacement dans une autre MRC de la
part d’un membre du personnel du RAIDDAT, la personne est toujours
rencontrée.Dans
des cas très exceptionnels, un déplacement
régional
sera fait, particulièrement si le problème est de nature
systémique et qu’une action en défense des droits
contribuera
vraisemblablement à modifier une pratique spécifique
touchant
les droits des personnes.
Ce
qui explique le fait d’avoir connu un surcroît d’activité
à Rouyn-Noranda.Nous y sommes
présents
et nous rencontrons systématiquement les gens.Pour
les autres secteurs géographiques, nous refusons
généralement
de nous déplacer, faute de ressources financières.Toutefois,
en regroupant divers dossiers, incluant des activités de
concertation
ou de promotion,il est possible, lorsqu’il ne
s’agit
pas de causes urgentes, de rencontrer les personnes dans les autres MRC
de la région.
Voilà
ce qui explique en très grande partie la répartition des
suivis et accompagnements pour l’année 2002-2003, au nombre de
111,
dont plus de la moitié sont effectués à
Rouyn-Noranda.D’autres
facteurs entrent en jeu : la présence hebdomadaire d’une
personne
représentant le RAIDDAT à l’unité interne de
psychiatrie
du CHRN, en est un.Il y a aussi le fait que
progressivement
les tâches de l’adjointe administrative se sont
transformées
en cours d’année pour devenir celle d’une conseillère en
défense des droits, accomplissant un nombre grandissant de
démarches
complexes d’aide et d’accompagnement, dans ce que nous pouvons
qualifier
de remarquable travail d’équipe.Ce
changement
nous a permis d’être plus présents à
l’échelle
régionale et d’augmenter le nombre de personnes aidées,
en
fonction d’une meilleure disponibilité d’intervention.Nous
avons dû procéder à un nouveau partage des
responsabilités
administratives et de secrétariat.
Les
besoins en action collective sont généralement
traités
en priorité. À titre d'exemple d'action collective, nous
avons rencontré en 2002 un groupe de personnes qui ont
témoigné
avoir vécu des mesures de harcèlement au travail et
d’abus
d’autorité.Des rencontres individuelles et collectives ont
permis
d’approfondir, de clarifier et d’aider à acheminer des plaintes
à la Commission des droits de la personne pour exercer les
recours
prévus par la loi.Entre temps, des changements organisationnels
ont eu cours chez l’employeur.Dans ce type de situation, nous offrons
une
disponibilité d’aide et d’assistance aussi longtemps que
nécessaire,
suivant la demande des personnes et l’évolution du dossier.
ØLe
consentement aux soins et la participation aux traitements.
ØLe
droit à la liberté et la dignité versus les gardes
en établissement, les mises en isolement, les retraits en
chambre.
ØLe
droit au libre choix du professionnel et la possibilité
d’établir
un lien de confiance.
ØLes
droits sociaux tels la sécurité du revenu, le travail etc.
Notre
première tâche est de faire en sorte que la personne
connaisse
ses droitset qu’elle se sente en confiance pour
en
exiger le respect, alors qu’elle est dans une situation de
vulnérabilité
et de dépendance face à une ressource d’aide.
Lorsqu’une
personne nous contacte pour dénoncer une situation, nous
l’assistons
dans le processus de plainte approprié.De
plus en plus, un choix est donné à la personne de
procéder
avec notre aide ou avec celle du CAAP[1].Lorsque
la plainte est de nature à mener à une action
systémique,
nous informons les personnes de l’importance pour l’organisme de garder
le lien nécessaire à la poursuite d’un travail
constructif
pour le changement des pratiques.
Suite
aux orientations mises de l’avant pour réduire, voire
éliminer
les mesures de contention et d’isolement dans les institutions, nous
sommes
en mesure de faire un travail plus efficace auprès des personnes
qui ont subi ces pratiques et qui s’adressent à nous pour les
dénoncer.Selon
les témoignages que nous recevons, le problème de
l’isolement
illégal et injustifié persiste dans certains
établissements,
malgré la bonne foi du personnel qui les applique.
Toute
personne qui reçoit des soins, des services ou un traitement
médical
a besoin de bien comprendre ce dont il est question dans le cadre d’un
accord thérapeutique librement consenti.Un
nombre important de nos interventions consiste à rappeler ce
droit
des personnes.Généralement, la
personne
réussit, avec de l’information et de l’assistance,à
établir un lien satisfaisant et exercer son consentement.Des
personnes nous déclarent être mise face à une
absence
d’alternatives si elles n’acceptent pas l’aide proposée.
La
question du libre choix du professionnel est souvent une demande qui
nous
est adressée, c’est une source de malaises et de tension dans
des
unités de services où le personnel est réduit.Nous
informons les personnes et les assistons dans leurs demandes pour le
professionnel
de leur choix. Malgré certaines contraintes inévitables,
nous avons généralement une réponse positive de la
part des services de santé mentale.
Les
suicides dans les hôpitaux et les mesures d'isolement
«…
ce qu’ils nous font vivre quand on est là, dans les salles
d’isolement.Ils
[les psychiatres] nous disent qu’on est là pour
penser.Savez-vous
à quoi on pense, là-dedans ? On pense à vouloir en
finir avec la vie.On en a assez d’être un fardeau pour tout le
monde,
même pour nous-même.»Jacky Levac,"La vie qui bat",Stanké,
Montréal 2003 page 280.
Selon nos informations, notre région n’échappe pas
à
ce triste constat.Les efforts que nous avons déployés
pour
traiter ce dossier n’ont pas donné les résultats
espérés.Nous
faut-il réviser la manière d’aborder le problème
?Mobiliser
d’autres intervenants ? Provoquer un débat public sur la
question
? Alerter l’opinion, médiatiser davantage la question?Le
problème
est délicat et lourd de charges émotionnelles pour les
personnes
et les familles qui ont passé à travers de telles
expériences.Çal’est
aussi pour le personnel hospitalier pour qui la critique des approches
thérapeutiques peut être perçue comme un
blâme
personnel, dans un contexte de travail difficile et contraignant.
Éviterd’engager un dialogue ouvert et constructif sur cette
question a mené et risque de mener encore à des
confrontations
qui nous éloignent des solutions.En cette matière, le
RAIDDAT
est à la croisée des chemins, à la recherche
d'appuis
et d’un mode d’intervention amélioré pour promouvoir une
meilleure protection des droits des personnes en santé mentale
dans
les hôpitaux.
ØMener
des actions systémiques pour réduire les pratiques qui ne
respectent pas les droits des personnes, notamment en matière
d’isolement
et de contention.
ØSensibiliser
les décideurs politiques à la mission de l’organisme et
à
la nécessité d’un financement accru.
Jean-Luc
Pinard, coordonnateur
RAIDDAT
Recommandation du
RAIDDAT
à la coronerMe Andrée
Kronström à l’occasion de l’enquête publique sur la
mort
de Madame Éliane St-Amant. Recommandations
générales D’abord
le respect des droits: "Primo non nocere"Premièrement, ne pas
nuire.
ØQue
toute mesure aversive soit interdite en milieu de soins psychiatriques. ØQue
tout décès par suicide soit l’objet d’une investigation
systématique du Coroner par une incursion dans l’histoire de
vie de la personne (minimum douze mois en arrière) si cette
personne
recevait des services de santé mentale. ØQue
ce type d'enquête soit menée auprès de toutes les
personnes
intéressées, les proches et les personnes ayant eu
à
l’accompagner auprès de différentes ressources, en y
associant
le groupe régional de défense des droits en santé
mentale. ØQue
le Protecteur des usagers du Ministère de la santé et des
services sociauxsoit systématiquement avisé et
appelé
à intervenir en vertu de son mandat pro-actif lorsque des
facteurs
touchant le respect des droits ou la qualité des services
peuvent
être en cause dans les circonstances ayant mené une
personne
à poser des gestes suicidaires, menant ou non au suicide
accompli. ØQue
des moyens soient rapidement mis en place, en continuité avec le
plan d'action du Ministère de la santé et des services
sociaux
en matière de réduction, voire d'élimination des
mesures
de contention et d'isolement, pour que toute mesure de
contrôle
tel le retrait 22h/24h en chambre sécuritaire soit strictement
interdite
et que la vigilance soit apportée pour que tous les
établissements
s'y conforment. ØQue
toute tentative suicidaire ou acte grave d'automutilation survenant
lorsqu’une
personne est sous la responsabilité d’un établissement de
santé soit l’objet d’un rapport spécial d’incident et qu’une
commission mixte interdisciplinaire fasse au moins une rencontre de
suivi
pour déterminer, avec l’aide de la personne suicidaire, le
pourquoi
ainsi que des moyens acceptables, autres que des mesures de
contrôle
pour prévenir des récidives. ØQue
soit recommandée une étude plus approfondie et des
expériences
de mise en pratique de méthodes efficaces de prévention
de la victimisation secondaire etde la re-traumatisation des
personnes
en contexte de soins psychiatriques;que soient évalués
les
impacts positifs recherchés en termes de baisse des actes
suicidaires
et de protection de la qualité de vie. ØQue
les centres de soins psychiatriques et les unités psychiatriques
des hôpitaux généraux procèdent à
une révision de leurs pratiques de soins en regard de
critères
spécifiques liés à la prévention des actes
suicidaires et que cet exercice soit fait en collaboration avec des
représentants
des associations de défense des droits, des groupes de parents
et
amis ainsi que de personnes ayant fait l’expérience d’utiliser
de
tel services, des usagers, tout en étant établi que laeur
participationest apportée à titre de contribution externe
et ne les lie pas aux décisions ou orientations prises par
l'établissement. ØQue
des précisions et, si nécessaire, des modifications
soient
demandées au législateur en qui a trait à la loi
sur
la protection des renseignements personnels
dans le secteur public pour faire en sorte que les clauses de cette loi
servent exclusivement au bénéfice de la personne
concernée
et en accord avec sa volonté et non pas à protéger
un établissement ou des dispensateurs de services contre la
critique
et la mise en lumière de leurs lacunes. ØQue
chaque fois qu’un service lui est offert, proposé ou
imposé,
la
personne puisse disposer d’un accès immédiat à son
dossier, à l’ensemble des détails qui le justifient et
que
son consentement fasse explicitement partie des éléments
de son dossier chaque fois qu’il y a doute sur le caractère
libre et éclairé du consentement considéré
comme tacite. ØQue
soit recommandé, pour toutes les régions du
Québec,
quelle que soit leur géographie ou leur étendue, une
gamme
complète de services de crise et de réponse sur place
à
la détresse, dont les urgences des hôpitaux et les
services
de psychiatrie ne devraient constituer qu’un élément
parmi
un choix de ressources, de sorte que les personnes aient accès
à
des services qui offrent des alternatives aux mesures de contrôle
et à l’internement forcé. ØQue
le Coroner demande des recherches plus poussées dans le but d’étudier
quelles sont les pratiques psychiatriques qui augmentent les risques
suicidaires
chez les personnes traitées et quelles sont les alternatives
susceptibles
dediminuer ce risque. ØQue
le Coroner demande des investigations, avec l’aide d'usagers, des
personnes
ayant reçu des traitements psychiatriques et ayant
survécu
à des tentatives de suicide, sur ce qui les a aidés
en
regard de la prévention du suicide :des approches et des
méthodes
ayant porté fruit. Ø