Les coûts du décrochage scolaire

Selon une recherche du Conference Board du Canada, on a établi une dette de quatre (4) milliards de dollars rattachée aux élèves n’ayant pas achevé leurs études secondaires en 1989. Quatre milliards, c’est beaucoup… pour une seule année.

Plus concrètement, le Conference Board du Canada expose les coûts sociaux reliés au taux élevé de décrochage scolaire :

  • Le décrocheur subit une perte de revenus durant TOUTE SA VIE ACTIVE et du manque à gagner fiscal correspondant.
  • De ce fait, une hausse des frais de gestion d’assurance-chômage et de bien-être social se fait sentir, une intensification des pressions exercées sur les services de santé est remarquée, il y a baisse efficiente des marchés et il y a hausse des coûts de prévention et de répression du crime.
  • En d’autres mots, il s’ajoute, à la facture des gouvernements, des dépenses supplémentaires que devra assumer la société pour faire face aux problèmes sociaux provoqués par les décrocheurs.

Pour les entreprises, les décrocheurs deviennent donc moins productifs, car ils ont acquis moins de compétences. Leur contribution sociale, sur le plan de la capacité productive et du rendement économique, est moins élevée qu’elle aurait pu l’être.

En n’établissant pas des critères d’embauche élevés, on favorise le décrochage scolaire parce qu’on n’utilise pas les capacités humaines à leur maximum, ce qui fait que la main-d’œuvre qualifiée peut devenir de plus en plus rare et que les profits réels de la productivité d’une entreprise sont minimes.

Il devient alors important d’établir un partenariat école-entreprise plus fort et plus durable pour assurer une bonne communication des besoins réels en entreprise et une meilleure transition entre la vie d’étudiant et celle d’employé pour moins de difficulté d’intégration sur le marché du travail.

En plus de bénéficier à l’étudiant dans un choix d’emplois plus grand et plus avantageux, le fait d’embaucher un titulaire de diplôme d’études secondaires (au moins) rend la société plus concurrentielle. C’est l’avenir du Canada qui est en jeu si le taux de décrochage scolaire se maintient à 30 % ou plus (ce qui est le cas présentement).

L’urgence d’agir se fait sentir. Pour demeurer l'un des meilleurs pays au monde, le Canada doit mettre tout en œuvre pour assurer une prospérité sociale et économique. Après tout, une économie innovatrice et productive comme la nôtre est surtout le fait des compétences et de la créativité humaine. La nouvelle technologie engendre le besoin de personnel qualifié. Les entreprises se doivent d’ajuster leur tir en ce qui concerne les critères d’embauche et les conditions de travail des étudiants. La concurrence en dépend.

À consulter

LAFLEUR, Brenda, Les coûts du décrochage scolaire pour le Canada, Le
Conférence Board du Canada, Ottawa, 1992, 20p.