A VENDRE
Ancien chalet du Club de Motoneige de Matagami
Situé au Lac Matagami, voisin de la mise à l'eau
Comprenant champs d'épuration, puits artésien et fosse septique
Grandeur du chalet et de 30 pieds par 60 pieds
Pour plus d'informations: François Cossette Président (819) 739-2155

Le Club Motoneige de Matagami a été incorporé en 1969 par Monsieur Paul-Henri Laroche, fondateur et premier président, aidé par quelques irréductibles motoneigistes. Cette initiative aurait été la réponse à une demande de la Ville de Matagami qui cherchait à régler le problème du nombre croissant de motoneiges circulant dans les rues.

Le premier emplacement du chalet aurait été aux abords du lac Matagami à environ 750 mètres à l'Ouest de son emplacement actuel. Ironie du sort, le club a maintes fois été relocalisé pour revenir tout près de son emplacement initial près de trentes années plus tard. Ces déménagements ont eu lieu en raison de problèmes surtout de vandalisme et de manque de services tels que l'eau courante et l'électricité. Le Club s'est même retrouvé un certain temps à la baie Dunlop dans un camp de prospecteurs. En 1974 il a été aménagé dans une bâtisse prêtée par Blais & Langlois inc. (un entrepreneur local), le temps de construire un chalet plus adéquat. Il était alors situé dans le parc industriel de Matagami.

À cette époque, le Club ne possédait pas de réseau de sentiers entretenus. Il avait plutôt comme mandat d'organiser des activités et des événements reliés à la pratique de la motoneige et le chalet servait de point de rassemblement.

La saison 1974-75 fut un point tournant dans l'histoire du Club. D'abord, une mobilisation impressionnante de bénévoles fut orchestrée afin d'aménager un nouveau site et d'y installer un nouveau chalet. On aurait jumelé deux roulottes, dites, "de la Baie James" et on les aurait installées dans une sablière adjacente à la route 109, non loin de l'ancienne mine Orchan.

Une autre action très importante de la saison 74-75 fut l'accréditation du Club auprès de la fédération provinciale des clubs de motoneigistes (aujourd'hui la F.C.M.Q.). Ceci a eu pour effet de pousser le Club à implanter un réseau de sentiers dûment entretenus. Le Club a donc fait l'acquisition d'une motoneige de modèle "Alpine" et d'une gratte et a commencé à entretenir un réseau local d'une soixantaine de kilomètres. Certains se souviendront du circuit de "la jungle" qui, paraît-il, offrait un décor enchanteur.

Ce virage a cependant été une source de conflits. Les motoneigistes qui utilisaient certains sentiers maintenant tombés sous la juridiction du Club s'opposaient à l'obigation de détenir un droit-d'accès pour y circuler. Néanmoins, avec la persévérance et la conviction qu'un réseau fédéré assurerait un pratique plus agréable et sécuritaire de la motoneige, le Club a véritablement pris son envol.

Ainsi, au cours de la saison 1975-76, étant doté de services d'électricité et d'eau courante, le nouvel emplacement du chalet a connu un succès monstre. On admettrait même qu'il offrait une sérieuse compétition aux établissements de la ville car les veillées y étaient peu tranquilles. Des orchestres s'improvisaient et l'esprit était toujours à la fête.

À l'automne 1984, on relocalisa à nouveau le chalet. Les deux roulottes furent échangées contre un autre bâtiment, plus grand, qui a été aménagé dans le secteur des rapides de l'Anse tout près du lac Matagami.

Enfin, en 1996 le bâtiment a été rapproché de la rive du lac Matagami et y a effectué d'importants aménagements tels qu'un puits pour l'eau potable, un champ d'épuration sanitaire, une génératrice industrielle ainsi que certains aménagements paysagés. L'extérieur du chalet a également été rénové.

Aujourd'hui, le chalet surplombe l'embouchure de la rivière Bell et les rapides de l'Anse, offrant une vue imprenable.

Après avoir parcouru plusieurs des 250 kilomètres de sentiers plutôt reculés du Club Motoneige de Matagami, un repas fumant et bien mérité vous sera servi avec une chaleur digne des Nord-québécois.

(Merci à Messieurs Michel Jolicoeur et Paul-Henri Laroche qui ont bien voulu partager leurs souvenirs)