Polonais de naissance, Bruno Bobak émigre au Canada pendant son enfance. C'est au Nouveau-Brunswick qu'il découvre la vie dans les régions rurales de son pays d'adoption. « Le mode de vie y était tellement différent de celui que j'avais connu dans les villes où j'ai grandi, et pourtant la vie paraissait si entière, en quelque sorte une microsociété imprégnée du sceau de la subsistance, de l'unité et de la tendresse », déclare-t-il.
« L'uvre de Bobak ne se veut pas l'illustration d'un événement ou d'un lieu réel, mais plutôt l'évocation de la survie dans un pays froid et accidenté », explique Curtis J. Collins, conservateur de la Galerie d'art Beaverbrook, au Nouveau-Brunswick, où l'on peut admirer La famille du fermier.
Bruno Bobak immigre en Saskatchewan, en 1925. Peu après, il s'installe à Hamilton, en Ontario, pour se retrouver à Toronto, en 1935. Le samedi matin, au Art Gallery de cette ville, il suit les leçons d'Arthur Lismer, du Groupe des sept. Ses études secondaires terminées, Bobak s'enrôle dans l'armée. Il est nommé peintre de guerre officiel après avoir remporté le premier prix à un concours d'art organisé par l'Armée canadienne. De retour d'Europe, il épouse Molly Lamb, peintre de guerre, elle aussi. Il devient professeur à la Vancouver School of Art en 1947, puis est nommé directeur du centre d'art de l'Université du Nouveau-Brunswick. Poursuivant son engagement social, ce détenteur de l'Ordre du Canada a prêté ses talents à plusieurs programmes de cueillette de fonds, notamment pour la Fédération du saumon Atlantique, Canards Illimités, le musée Glenbow, l'université St. Francis Xavier et la Faculté de droit de l'Université du Nouveau-Brunswick.
Artistes de guerre canadiens
Gallery 78 Fine Art
Galerie Walter Klinkhoff
Zwicker's Gallery