Achevé vers 1950, le tableau ne prend toutefois vie comme oeuvre distincte qu'en 1956.
A l'origine, Floraison faisait partie d'une oeuvre plus grande, Scherzo, qui fut exposée pour la dernière fois en 1955 au Musée national d'art moderne, à Paris. Après l'exposition, Pellan la divisa en deux tableaux distinctes : Fabrique de fleurs magiques et Floraison. Ce genre d'oeuvre est connu sous le nom de diptyque.
La Galerie nationale du Canada acquit Floraison en 1960.
Premières études et influences
Alfred Pellan est né à Québec,
en 1906. A 17 ans, il vend sa première toile à un
musée important. Il est, à l'époque, étudiant
à l'Ecole des beaux-arts de Québec. L'acheteur de cette
oeuvre, intitulée Un coin du Vieux Québec, est
la Galerie nationale du Canada. Quelques années plus tard, lorsque
Pellan a 20 ans, le Québec lui décerne la toute
première bourse des beaux-arts qu'attribue la province.
Destination Paris!
Comme beaucoup d'autres artistes canadiens qui l'ont
précédé, Pellan décide d'aller à
Paris. Les Européens sont avant-gardistes. Le cubisme et
le surréalisme sont parmi les tendances de l'heure.
Pellan séjourne dans la Ville lumière de 1926 à
1940. Sa palette s'intensifie, ses lignes deviennent plus fluides, ses
images, de plus en plus abstraites. En 1935, il remporte le premier
prix au Salon de l'art mural de Paris.
Le retour au Canada
En 1940, lorsque la Seconde Guerre mondiale ravage
l'Europe, Pellan décide de retourner à Montréal
pour y exposer ses oeuvres. Prolifique et avant-gardiste, Pellan
devient la coqueluche de Montréal.
Pellan enseigne
La carrière de Pellan emprunte un tournant
décisif lorsqu'il accepte un poste à l'Ecole des
beaux-arts de Montréal. Il y enseigne de 1943 à 1952.
Son point de vue au sujet de l'enseignement de l'art diffère
du directeur de l'Ecole, Charles Maillard, qui remet sa
démission en 1945. Sous le nouveau directeur, Marcel
Parizeau, Pellan peut enfin appliquer sa philosophie selon laquelle
l'art doit être libéré de toute idéologie.
Convaincu que l'artiste doit pouvoir s'exprimer et se dégager
des attaches politiques, des tendances, courants et autres
contraintes, Pellan fonde Prisme d'Yeux, en 1948. Ce groupe,
de courtes durée, est formé de Pellan et de 14
autres artistes québécois animés
d'une philosophie commune : la liberté d'expression.
Le Groupe des peintres canadiens
Le manifeste de Prisme d'Yeux ressemble à
celui qu'avait publié quelques 10 ans plus tôt le
Groupe des peintres canadiens, qui croyait également à
une approche plus libérale de la peinture.
Grâce à des expositions, le Groupe lança
la carrière d'un grand nombre d'artistes canadiens
célèbres. Il favorisa la carrière de
Emily Carr (1933), David Milne (1937), Goodridge Roberts (1939)
et Paul-Emile Borduas (1942), pour n'en nommer que quelques-uns.
Le tour de Pellan vient en 1942. Des expositions à
Toronto, Québec, Boston, New-York et Rio de Janeiro
contribuent à sa renommée.
La plus récente rétrospective consacrée
à Pellan - et l'une des plus courues - a débuté
au cours de l'été 1993 au Musée d'art
contemporain de Montréal. Cette exposition itinérante
a pris fin le 31 décembre 1994.
Les critiques ont été unanimes. Pellan a enfin
obtenue la reconnaissance qu'il méritait. Ses toiles
ornent les corridors et les murs de grands musées. Tout un
festin pour les yeux! Alfred Pellan s'est éteint en 1988.
Cybermuse
L'Encyclopédie canadienne
L'Encyclopédie de l'Agora
La Guilde Graphique
Gala
Musée des Beaux-Arts du Canada
Bibliothèque et Archives Canada
GalRi
Musée des Beaux-Arts de Montréal
Alfred Pellan on the Internet
James Picard (anglais)