Pour
me tenir chaud, sur des pelages de sable, du tissus qui servirait à
habiller les étoiles ou simplement à couvrir les mains. Sous
prétexte de vivre l’arc-en-ciel, tempo fluide, nu-lèvre, vivre
la couche de peau épaisse du sol, le pied touche à peine ce
qu’il croit connaître. Frissonnante beauté du dénuement,
soleils amers dans un jeu de miroirs. Lisière, anti-crépuscule,
sourire que l’on retrouve sur la rive d’un fleuve, sur la pointe de glace
d’un cil, ensemble de lumières, berges fleuries de joies, lorsque
l’œil s’ouvre.
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