Merci  J.Barbe pour ce merveilleux poème et ton implication dans le sauvetage des oiseaux  prisonniers de la marée noire en décembre 1999 sur les côtes bretonnes françaises.
 

     La mer bafouée
     Par des marins sans nom aux façons interlopes
     La mer souillée
     Par des coques pourries et des maries-salopes
     La mer qui verse
     Et renverse sans cesse une fangeuse bile
     La mer qui gerce
     Ses larmes de gadoue dans le giron des îles
     La mer violée
     Qui hurle des douleurs sur le vent qui se lève
     La mer blessée
     A mort qui saigne noir partout les pâles grèves
     La mer qui pleure
     Ses enfants désailés qui la cherchent du bec
     Dans des roulis d'horreur

     La mer qui meurt
     Et moi qui meurs avec.
                -------

     JBarbe
 
 

retour chez les amis
 

    Janvier 2000

   Gertrude Millaire