NILAVELI BEACH

22mai...  séjour plage

Réveillée en même temps que le soleil ! Il est grand temps de se dégourdir un peu et quoi de mieux que la salutation au soleil et un bain dans la douceur de cette mer. Je sens qu'après ces vacances ma vie ne sera jamais plus la même.

 
 

La plage semble déserte mais il y a bien quelques chiens qui deviendront vite des compagnons de marche
et aussi quelques chèvres et des vaches...
 



La mer a une façon oblique de me regarder: pas facile de comprendre ses humeurs. J'ai pris une habitude, chaque matin, je viens voir le soleil prendre vie de ses vagues et chaque fois son lever est différent: nu ou voilé, rosé ou bleuté ou encore tout orangé. Puis il y a ces touristes qui viennent sur la pointe du sommeil  capter le moment magique.
Puis la mer et le soleil s'installe sur la grève et les pêcheurs rentrent au  bercail en tirant leurs longs filets colorés sur la grève. Quelle patience ! Fascinant cette façon qu'ils ont de nous saluer "en français" .




L'autre jour par ennui ou dépit, nous sommes partis en tuk-tuk découvrir le village d'à-côté. Un village d'hommes au regard dur, un village de femmes voilées, silencieuses, invisibles.  Un accueil assez surprenant où pour la permière fois je sentais un certain mépris; j'étais l'étrangère venue d'ailleurs et qui dérangeait drôlement cette communauté. Et dire que la mer est là juste à côté avec son lagon bleu, de quoi  avaler ses marées !
Nous sommes vite rentrés dans notre lieu privilégié, le Nilaveli Beach en empruntant cette route trouée au visage autère et semée de soldats. La guerre n'est pas là mais son odeur traîne dans les rues.



Pour se remettre de nos émotions , nous jouons une partie de tennis sur table et vers la fin de l'après-midi nous assistons au spectacle de l'arrivée des vacanciers sri lankais, ils voyagent en famille, famille élargie jusqu'à la quatrième génération et c'est toujours l'arrière grand-mère qui porte le bébé. Ils sont si enthousiasmes de renouer avec la mer qu'ils se jettent littéralement sans soucis des vêtements. Je n'en crois pas mes yeux de voir tous ces beaux saris de soie sortir de la mer tout détrempés. Est-ce par folie joyeuse ou pudeur ?

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