L'autre jour par ennui ou dépit, nous sommes partis
en tuk-tuk découvrir le village d'à-côté. Un
village d'hommes au regard dur, un village de femmes voilées, silencieuses,
invisibles. Un accueil assez surprenant où pour la permière
fois je sentais un certain mépris; j'étais l'étrangère
venue d'ailleurs et qui dérangeait drôlement cette communauté.
Et dire que la mer est là juste à côté avec
son lagon bleu, de quoi avaler ses marées !
Nous sommes vite rentrés dans notre lieu privilégié,
le Nilaveli Beach en empruntant cette route trouée au visage autère
et semée de soldats. La guerre n'est pas là mais son odeur
traîne dans les rues.
Pour se remettre de nos émotions , nous jouons une partie de tennis
sur table et vers la fin de l'après-midi nous assistons au spectacle
de l'arrivée des vacanciers sri lankais, ils voyagent en famille,
famille élargie jusqu'à la quatrième génération
et c'est toujours l'arrière grand-mère qui porte le bébé.
Ils sont si enthousiasmes de renouer avec la mer qu'ils se jettent littéralement
sans soucis des vêtements. Je n'en crois pas mes yeux de voir tous
ces beaux saris de soie sortir de la mer tout détrempés. Est-ce
par folie joyeuse ou pudeur ?