...déjà le retour
Ce matin , il nous faut quitter Nilaveli Beach et traverser l'île vers Negumbo pour se rapprocher de l'aéroport ; le voyage tire à sa fin. Les vélos sont retournés à leur boutique et nous le nez dans les valises. Un dernier regard  sur la plage, le terrain de tennis, la table de tennis sur table, les fleurs et le chant des oiseaux et en route avec Halyan notre chauffeur dans une "van" qui sous des apparences élégantes cache des failles qui me font frissonner. Les sièges sont vissés sur des bouts de planches  qui risquent de s'ouvrir à chaque démarrage: je ne donne pas chère de ma peau venant le besoin d'un freinage vital.
Negumbo
Oh! quelle humidité et quelle chaleur ! C'est donc ça la mousson, ce temps qui nous colle à la peau et nous arrose tantôt de pluie violente et tantôt de soleil trop ardent. Le même hôtel qu'à l'arrivée et les gens malgré notre longue absence se souviennent de notre passage. Est-ce un plus ou un moins ?
Je retrouve Negumbo et sa mer enragée, sa plage presque déserte et ces pêcheurs toujours aussi tenaces.
Dernières prises saisies par la nostalgie des départs.
 

Et voilà l'aéroport, l'enregistrement des bagages et cette attente qui me laisse du temps plein les yeux pour bien observer ce jeu entre les voyageurs et  les employés : ils nous observent, se font très présents et nous  cherchons le plus méritoire et l'approche délicate pour vider nos poches que ce soit de roupies ou de cartes de téléphone... mais surprise, disons qu'ils ont un peu plus d'expérience que nous et nous devancent d'un siècle dans ces échanges familiers.
Et voilà l'envol, 11 heures à respirer cet air compressé et une nuit à Paris et encore 6 heures d'air malsain, de quoi me faire perdre mon teint reposé et balsané de ces longues vacances.
OH! comme c'est bon de se sentir au pays et de retrouver les amis et la famille.


j'ouvre la fenêtre
je te le raconte j'ouvre la fenêtre
alors comme je suis penchée parmi les arbres
leurs ramées oui leurs ramées longues d'autochtones
un peu violettes
un air violet descend le long et puis retourne en même temps
comme dans un bois d'eucalyptus
au puits de sable sur l'encre verte des nuages
et c'est comme ça que je pense à toi
je te le raconte c'est comme ça

Isabelle Servant


                                                                                                                  FIN