VOYAGE EN ALSACE EN VÉLO.
Une idée qui a germé sous la neige pour sortir toute fripée de rêves en mai 2001
 Ainsi le 7 mai nous nous envolons vers Bâle-Mulhouse en Alsace, retour par le vol Paris-Montréal, le 29 mai 2001.
Jour 1 (7mai)
Près de 3 1/2 heures de  route à faire en auto  pour se rendre à l'aéroport  de Dorval, Montréal.
Oh là là ! notre rêve se concrétise. On récupère les boîtes pour vélo que Air France donne...(10$) et petit-à-petit on démonte nos vélos: les pédales, le siège, le guidon est abaissé et tourné et bien
sûr on dégonfle les pneus. Voilà nous avons suivi les instructions de Air France et de la Maison du vélo de Montréal.
 
Mais...rien à faire, mon vélo résiste et refuse de s'enfoncer dans cette boîte, je suis donc obligée de le faire voyager sur ses genoux.  J'ai mal pour lui mais pas l'choix... et cela devient urgent de finir nos emballages: les voyageurs arrivent en gang. Juste le temps de prendre notre carte d'embarquement et l'aventure commence.
16:30 Porte 28: Porte de la liberté. 
17:10 Décollage
 
Quoi déjà l'heure du souper ! Vin-Fromage-Lasagne-jambon cru...
Cinéma : Mademoiselle avec Sandrine Bonnaire ,  film charmant et amusant. Petite sieste à peine une heure et branle-bas de combat: 
c'est déjà l'heure du petit déjeuner et on annonce l'atterrissage.
(On vient de nous voler 6 heures)


Jour 2 (8mai)
6:30 - arrivée à Charles de Gaulle. Un 10 C venteux et gris, non, pas de douanes.
          Un autobus nous emmène de la zone F à la zone B et hop! à bord d'un petit Fokker100.
7:30- décollage vers Bâle-Mulhouse ... mais dis donc, encore un petit déjeuner!
8:30- arrivée à Bâle-Mulhouse, tout petit aéroport presque vide... on récupère nos vélos.

Le voyage les a un peu frippés et dérangés: pas évident de voyager la tête en bas.
Pour notre première expérience dans l'assemblage de vélos, on est assez fière.
À nous maintenant de rouler en toute liberté en sol européen.
Nous prenons la N66 direction St-Louis où nous bifurquons vers Bâle(Basel) en Suisse.
Ville très fleurie (nous sommes impressionnées car hier chez-nous les feuilles n'étaient pas encore
accrochées aux arbres) que nous visitons en vélo et croyez-moi ici le vélo est roi
et il est en presque plus grand nombre que les autos qui elles sont toutes
mignonnes et petites. Nous trouvons une chambre et exigeons que nos vélos logent
avec nous dans la chambre (c'est notre première journée et nous avons gardé notre
méfiance Montréalaise). Nos hôtes sont super gentils et compréhensifs .

Jour 3 (9mai)
Voilà ! fini avec le décalage horaire.Quoi! 12 heures de sommeil…non mais incroyable !
Heureusement , nous sommes en Suisse,(super accueillants) ils acceptent de nous servir le petit déjeuner. 
Nous partons donc direction Mulhouse, le ventre plein et croyez-moi, ce n'est pas de sitôt que nous aurons droit à un petit déjeuner aussi copieux. Il fait beau... la vie est belle . 
Petit arrêt vers midi, pour boire un petit café sur une terrasse (    ) Avec notre accent, on nous prend pour des belges.  Et  la serveuse ne semble pas bien situer le Québec;  elle connaît à peine le Canada et semble bien étonnée que l’on parle français au Canada. Et dire que l'un de ses présidents, Charles de Gaulle avait osé: 
Vive le Québec libre!

                           La route est très fleurie      et l'air sent bon... 
Arrivées à Mulhouse (25km), grosse ville et nous sommes accueillies assez froidement à la maison du Tourisme, nous décidons donc de poursuivre la route vers Thann.
On n'aime pas les villes : elles se ressemblent toutes par leur indifférence, le  bruit et l'agitation stérile.
Oh là là , le traffic est intense pour sortir d'ici et nous nous retrouvons sur la N66, une route nationale …nos vies sont mises à prix…Vite vite une bretelle de sortie. Nous bifurquons donc vers Whittelsheim et nous trouvons, une jolie route de vélo, près d'un cours d'eau  jusqu'à Cernay, et une bande cyclabe jusqu'à Thann. Il est 18:30 et nous arrivons après un petit périple de 70 km. Un petit hôtel sympa mais l'hôtesse un peu hautaine accepte tout de même de ranger nos vélos dans sa remise.
Oui oui, nous avons une grande faim et nous trouvons un gentil petit resto savoyard, le Causus. Nous sommes chaleureusement accueillies et inutile de dire d'òu on vient: l'hôtesse reconnaît notre accent et nous avoue prendre plaisir à nous entendre, elle aime beaucoup les québécois.
Que la fête commence: bière la Cordée et Fondue Savoyarde dans un décor de Savoie. Le temps file et nous rentrons à l'hôtel vers 22:30 Surprise:  tout est noir et fermé ! Oups quelqu'un vient du jardin :
"Il ne faut pas rentrer si tard ou alors, il faut avertir avant de partir"
Nous pouffons de rire ... ce qu'ils peuvent être chiants ces français quand ils s'y mettent ! ;-)
Mais je dois vous dire que dans cette ville: les hôtels sont fermés à 20:00 pour éviter la casse.
suite...